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Après avoir traverser pendant trois mois les Alpes, et après s’être allié avec les pays soumis de Rome (Gaulois, Etrusques et même Italiens), Hannibal se rendit au Tessin (TICINUS), puis en Trébie pour combattre contre les armées (COPIAE) romaines, commandées par le général Publius Cornélius Scipio. Il vainquit l’armée et se dirigea alors vers le lac Trasimène où il fit une nouvelle bataille contre les Romains, cette fois commandés par le consul Caius Flaminius. Cet événement se passa en 217 avant J.-C., pendant la deuxième guerre punique. Les ennemis se rencontrèrent au bord du lac Trasimène, en Italie, à 200 kilomètres de Rome. Hannibal (DUX) et ses troupes avait comme adversaire Caius Flaminius, désigné par les sénateurs (PATRES). Les Carthaginois (POENI) se cachèrent derrière les collines (POST COLLES), ayant étudié le terrain et ne présentèrent aux Romains (ROMANI) qu’une partie de leur armée. Ils tendirent donc un piège aux Romains en faisant cette embuscade (INSIDIAS APUD TRASIMENUM LACUM PARARE). Leur but était de disperser un grand nombre de soldats derrière les arbres et de dévaler sur l’ennemi, pour qu’il soit encerclé (MAGNUM MILITUM NUMERUM POST COLLES ARBORIBUS OPERTOS ABDIDIT). Hannibal sortit vainqueur de ce combat et il y eut beaucoup de morts du côté des Romains. Soit ils étaient tués au combat, (IN PROELIO) comme Caius Flaminius, soit ils étaient noyés (IN AQUA) dans le lac, ce qui était une mort horrible (HORRIBILI MORTE). Que quelques Romains survécurent (PAUCISSIMI SUPERFUERUNT) et, soit furent capturés (AB HOSTE CAPTI), soit réussirent à prendre la fuite vers l’Etrurie (FUGA PER ETRURIAM), vers des lieux sûrs (TUTUM LOCUM). A Rome, les nobles et les paysans, tous avaient peur. Ce fut une grande panique, parce que les ennemis n’étaient pas très loin de la ville (IN URBE QUOQUE NOBILES ATQUE HUMILLIMI SIMILI MODO JAM TIMEBANT, QUIA PROXIMI ERANT HOSTES). Après la bataille, les Romains changèrent les effectifs de leur armée et allèrent chercher dans les campagnes des mercenaires qu’ils payaient. Ils nommèrent alors un dictateur* Quin Faibius surnommé le " temporisateur ", alors que Publius Cornélius Scipio et Caius Flaminius étaient des " fonceurs " (PATRES DICTATOREM FECERUNT QUIN FABIUM MAXIMUM). *Je vous rappelle qu’un dictateur, à l’époque, était une personne désignée en cas de péril extrême, pour une courte durée, juste le temps que les " affaires reprennent ". |